Parce que je suis une vieille paresseuse, et qu'en même temps le film tiré de ce livre ("The lovely bones") était une pure merveille, je me permets de vous taper la bande annonce question que vous visualisiez le genre d'histoire...
(Non, ce n'est pas qu'une fausse impression : ce film est un chef d'oeuvre. Alors ceux qu'ils ne l'ont pas encore vu, au travail!)
Mais parlons plutôt du bouquin.
Avec une histoire pareille, des personnages pareils, une ambiance pareille, je ne pouvais pas détester le livre. Mais... j'ai été malheureusement un peu chiffonée par la lecture de ce livre. (D'accord, c'était pas gagné quand on voit quelle adoration je voue au film...)
Je trouve que l'esthétique du film embellit, sublime même, l'intrigue d'Alice Sebold. Au début du livre, si je n'avais pas vu le film avant, j'aurais carrément été perdue tellement le point de vue est décrit de manière déstabilisante.
Le film donnait l'effet d'un coup de poing : vous vous preniez une leçon de vie, en plus d'un suspens de malade, d'un vague de sentiments forts, et d'une beauté d'images à couper le souffle, tout ça en deux petites heures. Larmes à la clef en ce qui me concerne. Le livre déforce donc un peu l'histoire par sa longueur. On a trop le temps de s'installer dans tout ça.
Maintenant, ça a l'avantage de son défaut : on a beaucoup plus le temps d'appronfondir la connaissance des personnages et des relations qui les lient. Un vrai bon point, surtout après avoir vu le film, qui se concentrait plus sur Susie (beauucoup plus).
Lindsey est remontée de mille pourcents dans mon estime à la lecture du bouquin : un caractère de feu, comme je les aime. Et j'ai eu aussi une affection particulière pour Ruth (que j'aimais déjà à l'écran), y a rien à faire, les filles un peu sombres et décalées, ça me plaît.
En bref, une lecture d'abord décevante, et puis finalement, qui a eu ses grands avantages. Mais le film conserve le dessus.


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