Pascale fait des histoires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 15 décembre 2010

Kiiiiiiiiaaaaaaaaaaa!!!!!!

Avec un titre pareil, ça sent le billet à haute portée intellectuelle, je sais...

Mais allez quoi!

J'AI UN JOOOOOB!!!

(... pour les quatre mois et demi à venir...)

Et oui, c'est reparti pour un intérim! 4 mois durant lesquels je pourrai encore sérieusement réfléchir sur ce que je veux vraiment faire de mes journées pour les années à suivre. Réfléchir, oui, mais sereinement, avec un (bon!) salaire et tout et tout.

Ah, que j'ai bon (oui, je suis belge, et alors?!), ça sent bientôt le vrai appart' avec l'homme et la voiture!! Fini de s'les geler sur ce maudit scooter qui part en miettes! Mouhahaha!

Bon, je me calme... enfin j'essaye.


dimanche 28 novembre 2010

Mise à jour de mes petites histoires

Bon, faisons le point. Parce que même moi, je dois avouer que je commence à y perdre mon latin.

Il y a 6 mois, le 23 mai, je rentrais du Japon, après 9 bons mois d'expatriation en tant qu'étudiante de japonais et (apprentie) professeur de français.

Je revenais dans ma douce patrie belge accompagnée de mon amoureux japonais, tous deux prêts, diplôme en poche, à partir à la recherche d'un boulot.

Depuis lors, l'amoureux (généralement dénommé "l'homme" sur ce blog) a fait son chemin, on a déménagé dans un logement gracieusement "offert" par des amis de mes parents, et on se débrouille avec ce qu'on a. Meaning : on fait ce qu'on peut avec le peu de moyens... (qui a dit que c'était pas possible de vivre d'amour et d'eau fraîche? moi je dis que ça roule s'il y a un peu de chocolat en plus!)

Lui fait partie de plusieurs associations belgo-japonaises, notamment dans son domaine de prédilection (l'éducation), et il a décroché un job qui commencera en avril. Il donnera des cours le samedi dans l'école japonaise de Bruxelles, et continuera à donner des leçons particulières de japonais. Il a aussi intégré un club de foot, ce qui l'aide un peu dans la mise en pratique des cours de français qu'il suit chaque semaine. En janvier, il arrêtera les cours de français pour se consacrer à l'acquisition d'une agrégation en tant que professeur de "japonais langue étrangère" via des cours online. Beaucoup de projets de son côté, donc.

Quant à moi, depuis mon retour, la situation est un peu moins rose (ne vous méprenez pas, je ne dis pas que tout doit être simple pour lui...).

J'ai d'abord travaillé en tant qu'étudiante (pour la toute dernière fois, écrasons une larme) pendant un mois d'été. Après ça, ce fut l'envol du nid, presqu'en même temps que le frère. Mon japonais sous le bras (façon de parler bien sûr), on a déménagé, et peu de temps après j'apprenais que j'étais prise comme prof d'histoire dans mon ancienne école secondaire.

Septembre arriva, et un petit mois seulement après, ce boulot, associé à des problèmes de couple et de santé, eu raison de moi. Je me retrouvais en arrêt maladie, complètement paumée.

Quelques semaines de récup' (et d'ajustements de couple, hum hum) plus tard, j'étais de retour sur le marché du travail (d'où le mini intérim que j'assure pour l'instant), et après discussions, l'homme et moi nous préparions psychologiquement à partir pour l'Angleterre.

Bien sûr, je commence à avoir l'habitude, rien ne se passa comme prévu... Il y a une grosse semaine, l'homme est venu me trouver en me demandant "et si on restait en Belgique?". Je tombe des nues. Je le regarde avec des grands yeux interrogateurs qui se remplissent de larmes de déception.

Il veut tenter sa chance encore ici. Il est botté par l'école japonaise de Bruxelles et n'ose pas décevoir le directeur qui le soutient pour le job qui démarre en avril. Et, raison principale, la formation sur laquelle il bavait et qu'il ne pouvait suivre qu'en Angleterre s'est révélée n'être pas du tout ce qu'il pensait...

La boucle est bouclée, me revoilà paumée, avec des questions sans réponses plein la tête.

Non pas que je sois en colère contre mon nippon préféré, parce que je pense que ce "nouveau départ" représentait plus une fuite qu'autre chose pour moi, mais disons que je dois retomber sur mes pattes.

Je vais devoir regarder en face des questions que j'ai essayé d'éviter pendant ces six mois qui ont suivi mon retour. Quelle femme veux-je devenir? Quelle aide veux-je apporter à la société? Qu'est-ce qui me fera me sentir bien et me motivera quand je me réveillerai le matin?

C'est comme devoir ouvrir une porte donnant sur l'inconnu, en sachant qu'elle se refermera derrière vous, et qu'il sera pas question de revenir sur ses pas. Donc, j'ai peur. Et parfois je regrette la sécurité de mes études. Mais tout le monde passe un jour par là, pas vrai?

vendredi 19 juin 2009

Un horizon musical imprévu

Juin, joyeuse période des examens en Belgique, mais qui heureusement n'apporte pas que du mauvais.

Parce qu'en dehors de mes examens universitaires habituels, j'ai aussi eu droit à mon audition de fin d'année en chant classique, appellation savante pour une soirée où un tas d'apprentis chanteurs sont coincés dans une salle surchauffée et passent chacun à leur tour un examen face à un jury aux visages constipés... Vu ma description, vous vous demandez sûrement ce qu'il y a de positif à ce genre d'événement, hein. D'accord, au moment de passer mes deux chants, j'en menais pas large (du tout), c'est plutôt après que la satisfaction est venue...

Bien après même. Une semaine plus tard, précisément.

-- la salle de tortu..heu de concert où je passais mon audition-examen (publique évidemment, sinon c'est pas drôle). Ca n'a aucun intérêt, mais ça met de la couleur dans le billet.

J'arrivais toute guillerette - lalala - à mon dernier cours de chant de l'année, libérée de cet examen qui n'était déjà pour moi plus qu'un vague souvenir. J'étais toute contente de revoir mon professeur et l'accompagnateur-pianiste, quand même, ça me faisait quelque chose de penser que je ne les reverrais plus avant un an.

Bref, je m'attendais à un cours très cool, où on passerait plus de temps à se dire aurevoir et discuter de tout et de rien qu'à chanter. J'avais pas complètement tord.

Tout sourire, j'entre, les salue, on se fait la bise une première fois, je leur offre un petit cadeau pour les remercier des deux ans, ambiance sympa et décontractée, comme prévu. Et puis là, on commence à discuter et ils prennent tout à coup un air sérieux.

J'ai eu droit à ma surprise cadeau de fin d'année qui risque de changer rien de moins que les quelques prochaines années de ma vie : il m'a demandé d'envisager un entrée future au conservatoire de Bruxelles.

Dans le registre 'what the f***', j'ai du lui faire une tête pas mal du tout.

Le conservatoire, après deux ans de cours de chant 20 minutes par semaine, c'est celâââ oui! Et après avoir déjà 5 ans d'études dans les pattes, mé waiiii!

J'ai d'abord commencé à lui sortir plein de raisons dans le genre. Entre nous je crois que je voulais juste temporiser pour me figurer l'ampleur du compliment qu'il me faisait indirectement et le bonheur que ça m'apportait. Jamais j'aurais imaginé un truc comme ça possible. Pour moi, les élèves du conservatoire, ce sont des demi-dieux dans leur discipline! Moi je suis rien à côté!

Et intérieurement, une petite voix a commencé à souffler : "pourquoi pas?"

Si j'ai un job et que je m'en sors financièrement à mon retour du Japon, et vu que je peux compter sur mon prof pour m'aider et me coacher et qu'il a l'air de dire que j'ai mes chances, ce serait un rêve d'entrer au conservatoire. En plus, mon prof justement, il fait partie des professeurs : au moins une tête de connue!

Bien sûr, un an à l'étranger, ça vous change une fille, je sais pas quelles seront mes envies et besoins exactement à mon retour. Mais je crois que je vais sérieusement penser à son conseil. Lui et le pianiste de mon cours de chant m'ont vraiment encouragée à tenter le coup, et mon ambition première à toujours été le chant, alors même si je m'attendais pas à du classique, ce serait déjà un rêve de baigner dans un milieu musical. Et pour être honnête, le chant classique, j'y prends vraiment goût! Alors si il se trouve des gens pour me pistoner, je pense que je devrais pas cracher sur l'occasion.

Désolée, un long post égocentrique pour pas grand chose, mais cette petite proposition m'ouvre un horizon musical tellement inattendu et tentant que j'avais besoin d'exprimer ma joie. (Et puis c'est mon blog alors je fais ce que je veux, d'abord!)

Sur ce, je mets mon mode surexcitée "off" et je retourne à la rédaction de mon mémoire (oh yeah baby).

P.S. Je ferai un futur billet à ce propos, mais sachez déjà les ptits amis que Bastien et moi avons un concert de prévu sur Louvain-la-Neuve le samedi 4 juillet prochain! Yay!