Je suis peut-être trois guerres en retard, mais je viens de découvrir ce ptit bout d'homme qui a réussi à me clouer le bec.
(Franchement, le Justin Bieber peut aller se cacher.)
Ah, bonne année les amis, au fait.
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samedi 1 janvier 2011
Par Pascale le samedi 1 janvier 2011, 23:17
Je suis peut-être trois guerres en retard, mais je viens de découvrir ce ptit bout d'homme qui a réussi à me clouer le bec.
(Franchement, le Justin Bieber peut aller se cacher.)
Ah, bonne année les amis, au fait.
mardi 19 octobre 2010
Par Pascale le mardi 19 octobre 2010, 10:09
"Tout un programme..." me suis-je dit en lisant le titre.
Ce livre, c'est maman qui me l'a mis dans les mains, en m'assurant que je n'allais pas le regretter. Quelques 391 pages plus tard, je peux confirmer qu'elle me connait décidément très bien.
On suit l'histoire d'après-guerre de Juliet, jeune écrivain londonienne en quête d'inspiration. Devenue célèbre à travers ses chroniques cyniques et parodiques de la guerre dans le Spectator, elle cherche à se débarrasser de sa réputation d'amuseuse des foules par un nouveau sujet de publication.
C'est durant cette période qu'elle reçoit la lettre d'un parfait inconnu, qui dit appartenir à un étrange cercle littéraire : celui des amateurs d'épluchures de patates de Guernesey. Il n'en faut pas plus pour piquer la curiosité de Juliet, et la voilà qui se lie d'amitié avec tout le petit groupe de Guernesey. Guernesey, la seule partie du territoire anglais qui aura jamais été occupée par les allemands, et dont chacun va raconter l'histoire à Juliet, pour un nouveau livre, et plus encore.
Je ne vous ferai pas plus de spoilers. Surtout qu'avec ma plate description, je risque de vous désintéresser plus que de vendre le livre. Mais croyez-moi, moi qui n'aime pas les romans épistolaires (et qui change difficilement d'avis), j'ai adoré celui-là.
Juliet est peut-être mon personnage littéraire préféré après Elizabeth Bennet d'Austen (pour ceux qui me connaissent, c'est beaucoup dire!). Elle a un humour décapant, un charme fou alors qu'on ne la décrit presque pas, et, pour une fois, ne ressemble pas à ces héroïnes fatigantes de perfection qu'on nous sert à la pelle. En un mot, elle est attachante.
Quel choix génial des deux auteurs du roman épistolaire! Ca leur permet un style dynamique et vraiment vivant, qui rebondit. La meilleure manière de le décrire est que ce bouquin a vraiment du répondant.
Bref, si je peux m'atteler à mon rêve d'écrire un roman un jour, je serais plus qu'heureuse d'arriver à un tel résultat! Lisez-le (surtout les filles)!
Et qu'est-ce qu'on dit? Merci mamaaan...
vendredi 15 octobre 2010
Par Pascale le vendredi 15 octobre 2010, 21:09
Après avoir dévoré des yeux le livre mi-textes mi-aquarelles qu'il avait réalisé avec son épouse ("Fragiles"), j'avais fort hâte de me plonger dans du Philippe Delerm en solo. Et bien au sortir de cette première expérience, je suis à la fois agréablement surprise et un peu déçue.
Agréablement surprise parce que je ne m'attendais pas à une suite de tableaux, mais à un texte plus continu. C'est un peu déstabilisant de passer du coq à l'âne toutes les 5 pages, mais au final, ça permet au bouquin de ne pas s'essouffler. Une formule linéaire n'aurait certainement pas solliciter assez mon attention pour que je reste aussi accrochée aux pages jusqu'au bout.
Autre point positif, mais qui n'est pas un surprise, c'est la richesse de la langue. Je suis loin d'être une perfectionniste sur ce point quand moi-même je me prend à écrire, alors ce trait me laisse toujours très admirative des auteurs capables de nager dans la langue française comme des poissons dans l'eau. À force d'images, de couleurs, de mots qui donnent de la saveur au texte, on se prend à se retrouver avec Philippe Delerm dans sa vieille baraque, avec son fils Vincent qui danse dans ses costumes, et sa femme qui peint des aquarelles dans la cuisine réchauffée par l'odeur de la tarte qui cuit. C'est ce genre de bouquin qui vous réchauffe un peu de l'intérieur, avec des bonheurs tout simples.
Mais, si je suis honnête, j'ai quand même eu quelques petites déceptions... Débord, la répétition de certaines images, ou de certaines formules dont il abuse franchement. J'ai eu envie de lui dire de changer de disque deux ou trois fois. Puis, autre petit détail, j'étais pas d'accord avec certaines idées de l'auteur qui ne sont pas loin de faire penser à de la condescendance du poète envers le "reste". Mais bon, ça, c'est peut-être juste ma susceptibilité exacerbée.
Mais donc, mis à part ces deux-trois broutilles, je conseille.
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