Pascale fait des histoires

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lundi 13 décembre 2010

Kyoto Limited Express -- Olivier Adam & Arnaud Auzouy

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"Je suis arrivé à Narita un jour de pleine lumière, d'azur clinquant. À la descente de l'avion, j'ai pris le premier train pour Tokyo, il circulait parmi les champs, les rizières, longeait des hameaux de maisons basses, aux jardins étroits plantés de pins tordus et d'arbres à kakis. Parfois, au pied des collines, se devinaient un temple ou un sanctuaire, gardés par des animaux, des esprits, toutes ces créatures qui avaient émerveillé Chloé à l'époque, lui avaient donné l'illusion d'évoluer dans un de ces films qu'elle adorait. Miyazaki, Takahata." (pp. 8-10)

Chloé, elle avait trois ans. C'était le trésor de cet homme qui part à la dérive, pour se perdre et se retrouver, en route pour Kyoto.

Ce bouquin est un long poème qui se tisse autour de l'absente. J'ai beaucoup aimé de pouvoir toucher à la détresse de cet homme, une détresse qui dérange parce qu'elle n'est pas faite de cris ou de pleurs, mais de vide et de sentiment de perte totale. La meilleure façon d'expliquer ce que j'ai ressenti en lisant ce livre, ce serait de dire que je me sentais un peu comme face à un ami proche qui aurait perdu quelqu'un de très cher que je connaissais pas. On sent le malheur, mais on ne peut pas le comprendre entièrement, on est maladroit, on ne sait pas trop quoi dire. Je me sentais comme ça avec le personnage.

Ce poème, c'est aussi une contemplation du Japon. C'est comme un homme invisible qui évolue dans les rues de Kyoto, qui observe, remarque, ressent, mais ne cherche pas plus loin. L'auteur propose un long instantané photographique, qui se marie d'ailleurs magistralement avec les photos d'Arnaud Auzouy, et qui parlera sûrement beaucoup à des personnes qui, comme moi, ont eu la chance de visiter le Japon, et plus particulièrement Kyoto.

Bref, un livre vite lu, à accueillir, mais veillez quand même à avoir une bonne force morale quand vous l'attaquez.

lundi 22 juin 2009

Comme à travers une fenêtre

Une série de petits stress accumulés ces derniers temps pour le départ à Fukuoka.

Mais - sortez le champagne - mon sale caractère ma persévérance a vaincu! J'ai reçu une série de mails pas plus tard que ce matin m'assurant des solutions pour à peu près tout ce qui me turlupinait (haha, j'adore ce verbe), la vie est belle.

Je peux continuer à passer mes journées tranquilles avec la belle perspective qui m'attend dans seulement deux gros mois maintenant! (Sans compter le mois d'août et le premier départ.)

Des journées tranquilles, oui, mais étranges. De plus en plus régulièrement, je me surprends à m'arrêter dans ce que je suis en train de faire ou de penser, et me dis "ouah, bientôt, j'aurai plus rien de tout ça autour de moi".

C'est comme si je regardais ma petite vie quotidienne, ma famille, mes amis, de l'extérieur, que j'étais déjà un peu partie de mon milieu habituel. Ce n'est pas triste du tout, c'est juste.. déstabilisant. Et excitant.

Dans cet entre-deux, je partage mon temps entre préparatifs (bien sûr), 'profitage' à fond de mes moments encore en Belgique, et puis aussi voyeurisme.

"Voyeurisme?"

Non, non, c'est pas ce que vous croyez! Je deviens juste boulimique de blogs et autres sites de personnes qui sont partis plus ou moins dans le même cadre que moi. Ca me rassure assez de vivre leurs vies par procuration, et Jean-Jacques Goldman peut toujours me critiquer s'il veut.

[by Scott Kuperus]

Jour J - 44 avant le premier départ!

Pascale.

P.S. Haha, j'ai craqué, déjà changé ma bannière (le texte en jap = "Live from Japan"). D'accord, c'est prématuré, mais allez quoi, soyez indulgents, ça fait déjà des moiiiis que j'attends. En plus, se préparer à partir, c'est déjà être un peu parti.

lundi 18 mai 2009

Alone in Tokyo

A gorgeous snapshot of Tokyo. You should watch this. (The soundtrack is as fabulous as the pictures by the way.)

~ By Philip Bloom

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