Un mois déjà. Un mois que toute la sainte journée je réponds à des appels téléphoniques de patients impatients (voire complètement paniqués), que je fixe des rendez-vous, que j’excuse des médecins oublieux, bref, que je me fais ma petite place dans les consultations d’ORL.

Et le pire, c’est que j’aime ça.

Bon, d’accord, au départ ça a pas l’air hyper décapant de travailler comme sous-fifre dans un consultation saturée de nez-gorges-oreilles détraquées. Et pourtant… On comprend vite que l’important du job, c’est pas de préparer des dossiers, de classer des papiers ou encore de s’échiner à comprendre des personnes âgées au téléphone. L’important, c’est de sourire aux gens, souvent stressés, de rendre service aux docteurs, souvent tout aussi peu détendus par leurs milles obligations. Bref, je dois pas vous faire un dessin, c’est l’aspect humain.

Ok, ok, j’avoue que l’intérêt vif que je porte à ce job d’étudiant depuis que j’ai commencé n’est pas totalement étranger aux assistants ou stagiaires canons du service (aah, ces blouses blanches…). Mais ce petit mois qui aurait pu laisser dans mon existence une trace aussi légère qu’un grain de sel sur une nappe blanche lavée au Dash, et bien, m’a confirmé que c’est bien un métier sociable qu’il me faudra. Essayer d’aider et donner un brin de bonne humeur aux gens, surtout à ceux qui vont pas bien, j’adore ça! Et je dis ça sans hypocrisie, c’est si vrai que je trouve mon sentiment limite égoïste…

J’aime tellement bosser dans cet hopital - c’est loin d’être la première fois - que je me ferais bien engager là-bas plus tard. Même si ça signifie prendre des études d’infirmière. C’est limite si je regrette pas de pas avoir fait médecine là…

Et je me demande encore pourquoi on me prend pour un OVNI en fac de littérature… Une pseudo-geek qui aime les jeux vidéos et souhaite une carrière de mi-chanteuse, mi-employée dans un hosto… Y a des jours où ma vie me donne mal à la tête.