Pascale fait des histoires

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 1 décembre 2010

Sagan

sagan

"Sagan, Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, Bonjour tristesse, qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même."

Franchement, trouvez-moi une épitaphe plus fascinante. Comment quelqu'un peut-il avoir le culot de l'auto-cynisme, jusque dans la mort? Quelle personnalité, quel humour triste, quel effrayant résumé de vie, mais quel plein d'intelligence, en une seule petite phrase.

Hier, je découvrais Françoise Sagan dans un film. Et ben vous pouvez être certains que ce week-end, si pas plus tôt, je file m'acheter "Bonjour tristesse" (son premier roman).

On me demande souvent de quoi je rêve, et puis bien sûr, cette question dont je parlais deux posts plus tôt, qu'est-ce que je veux faire dans la vie. En regardant, une réponse possible se dessinait dans ma tête : si j'ai ne fut-ce qu'une once du talent que cette femme possédait, j'écrirai.

Découvrir une artiste torturée, non pas seule dans son monde incompris et impénétrable, mais torturée parce qu'elle a peur de la solitude, ça m'a touchée. Peut-être parce que c'est aussi ma plus grande peur. Peut-être. Ou peut-être parce que c'est notre plus grande peur à tous?

mardi 18 novembre 2008

Il était temps !

Ca y est, c’est officiel, je me suis enfin remise à écrire. Ok, pas pour mon blog, mais tout bêtement pour mon plaisir personnel (égoïste que je suis… ou certains diront plutôt “diplomate”).

Lire, je le fais toujours autant (non Bastien, pas que des shoujos! :p). Caryl Phillips, Michael Cunningham, Art Spiegelmann, Walt Whitman, et j’en passe… Encore une tripotée d’auteurs s’ajoutant à ma collection de romans et autres recueils de poésie. Cette orgie de lecture est peut-être un de mes plus grands privilèges de cette dernière année passée aux études. J’avoue qu’avec six heures de cours par semaine à tout casser, j’ai le temps de bien m’absorber dans toutes ces pages.

Le pouvoir de tous ces auteurs me fascine, et plus j’en lis, plus j’ai envie de moi-même réaliser un travail d’écriture de grande envergure. Quelque chose de plus construit que tous ces débuts que j’ai - pour l’instant - laissé se fâner dans leur coin… Je peux rien promettre, mais si je démarre quelque chose de solide, je le posterai ici.

Rien à voir avec tout ça, mais je vous avais promis une vidéo sur notre trip en Écosse il y a de ça deux bons mois. Je l’ai plus ou moins abandonnée car mon fidèle Roger (le ptit nom de mon pc) me boude à chaque fois que j’encode le résultat final… J’attendrai d’avoir un pc portable plus puissant à prêter pour terminer cette promesse (tu vois Lucas, j’oublie pas!).

Et voilà, encore un billet de meta-blogging… J’ai honte, j’ai honte. Mais il faut bien recommencer quelque part! ;-p

mardi 13 novembre 2007

Vade Retro Satanas

À moi les buchers, sorcières et autres manuscrits diaboliques !

Oui, mes amis, j'ai enfin trouvé mon sujet de mémoire : la littérature des possessions durant les 15 et 16iè siècles.

D'accord, c'est pas hyper joyeux, voire même légèrement morbide, mais vous n'imaginez pas la largeur de ce champ en plein coeur des guerres de religion en Europe. Pour peu, ça me donnerait presqu'envie de me lever plus tôt pour travailler.

Plus précisément parlant, je vais me lancer dans l'étude de la littérature dévote illustrée de cette époque. Ca causera donc a priori d'ekphrasis. Non, je ne viens pas d'éternuer, le mot ekphrasis existe vraiment. Il désigne tout ce qui concerne le rapport texte et image. Moi qui hésitait avec des études en histoire de l'art, c'est du pain béni (oh, le mauvais jeu de mot).

Donc si dans les prochaines semaines vont m'entendez murmurer des incantations étranges, proclamer des prophéties ou allumer des bougies un peu partout, pas d'inquiétude, c'est que je bosse sur mon mémoire.

- page 1 de 2